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Christian Louboutin, chausseur de haut vol

Seulement en prononçant son nom les femmes frémissent… Essayez : susurrez-leurs à l’oreille : LOUBOUTIN !!!

Christian Louboutin crée les souliers dont rêvent toutes les filles, stars incluent. L’homme le plus désiré au monde, loin devant Brad Pitt !

Voici un des hommes qui nous rend belle et sexy !

Le premier mot que vous avez prononcé, c’était « talons » – au pluriel, vous étiez précoce. Vous rêvez de porter des Stilettos depuis que vous êtes en âge de marcher, et vous avez menacé votre Jules de raser le chat s’il ne vous emmenait pas chez Louboutin pour votre anniversaire.

Pour les néophytes, vous retrouvez ses plus belles collections sur les petits pieds de Sarah Jessica Parker dans Sex and The City !! WwaaOOuuu !!

Mais qui est Louboutin ?
Christian Louboutin a la réputation d’être élégant et malicieux. Il aime les danseuses, les poissons et les oiseaux, et c’est ce qui l’a conduit à dessiner des souliers : « Gamin, je passais ma vie dans les music-halls de Paris. Les danseuses me fascinaient, avec leurs costumes à plumes et leurs talons hauts ». Alors à 16 ans, il pousse la porte des Folies Bergères et commence à y travailler comme coursier, apporteurs de cafés et « cupidon » – « Je transmettais les mots doux de leurs admirateurs aux filles ». A l’époque, il dessine déjà des talons, pour habiller ces danseuses-oiseaux, qu’il finit par quitter pour entamer sa carrière chez Charles Jourdan. Il créera aussi pour Chanel – au moment où Karl Lagarfeld en reprend les rênes -, Yves Saint Laurent, Maud Frizon, Lanvin… « Je faisais une collection et, hop, je partais en vacances avec ma paye. Toujours free lance, toujours libre, un pied en France et la tête en Inde.  Et puis j’en ai eu assez de créer pour les autres, j’ai eu envie de lancer ma propre marque. » Le hasard et un ami lui tendent les clés de sa boutique mère, rue Jea-Jacques Rousseau. En 1992, ils sont « deux et demi » à y travailler. Aujourd’hui, la marque compte douze boutiques, des points de vente dans 46 pays et des millions de fans.

L’emblématique et torride semelle rouge est apparue en 1993, par Warhol : « Tout était très coloré, très pop, sauf cette masse noire sous le pied, qui me gênait. J’ai attrapé le vernis rouge de mon assistante, et j’en ai peint la semelle ». Les idées lui viennent ainsi « à partir d’un détail, d’un tissu par exemple, ou d’un motif. Je n’ai pas vraiment de muse. Certaines femmes comme Dita Van Teese ou ma filleule Elisa Sednaoui m’inspirent, bien sûr, mais on ne peut pas réduire toutes les femmes à une seule. Là je viens de finir Blonde, le roman de Joyce Carol Oates sur Marilyn Monroe, alors la collection de l’hiver prochain sera très Marilyn. J’avais envie de rondeur, les gens ronds m’inspirent davantage que les maigres. J’aime les courbes, c’est plus joli que les angles. »

De ses souliers de fées sous acide ou de ses escarpins épurés devenus des classiques, lesquels préfèrent ils ?
« Les lignes les plus pures sont les plus exigeantes. C’est comme un visage nu : pour qu’il soit beau, il faut qu’il soit parfait. Un escarpin est comme la structure osseuse du visage, il en dessine les contours. Les ornements, c’est du maquillage. ». 400 dessins sont transformés en prototypes, et 20 nouveaux modèles de souliers sortent des usines italiennes deux fois par an. A cela s’ajoutent les collaborations avec de nombreux créateurs.

Pourquoi Christian Louboutin perche-t-il les femmes si haut ?
« Parce que ça fait de jolies jambes, une belle cambrure. Les hauts talons donnent aux femmes une démarche à la fois fragile et forte, et les forcent à ralentir. Prendre le temps, ça adoucit la vie. »

Christian JE T’AIMEEEEE !!