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Moins c’est long… Plus c’est bon !?

Alors dans toutes les conversations ce grand mystère revient, tout le monde se pose la même question…

Qu’on parle de durée ou de taille, on prétend que plus c’est long, plus c’est bon. Mais au final, est ce bien vrai ? Je me dois de vérifier…

Question de temps…

Il y a de grandes vérités dans la vie : la terre est ronde, le ciel est bleu, plus c’est long, plus c’est bon… Ah non, là pardon, sur le « plus c’est long plus c’est bon » on est encore loin du consensus. Déjà moi, je n’étais pas convaincue, mais lors d’un trajet en tram je viens de réaliser que je ne suis pas la seule. Là je parcours négligemment les fenêtres de mon iPad, tout en essayant d’écouter (je veux dire d’entendre complètement par hasard, inopinément…) la conversation de mes voisines de dérrière. « Tu comprends, dit l’une, je dis pas que j’aime les éjaculateurs précoces, mais 25 minutes pour un rapport sexuel c’est un peu trop ? » et l’autre lui répond : « Ben c’est bien, 25 minutes. Plus c’est long, meilleur c’est ». Alors la première lâche désespérée « Oui, enfin là je te parle de 25 minutes sans les préliminaires ! ». Son amie ne lui répond que par un long long silence. Donc, on est d’accord, pas si sûr que « plus c’est long, plus c’est bon ».

25 minutes sans préliminaires… C’est vrai que lorsqu’on y réfléchit, 25 minutes ça commence à faire. Et encore : moi autrefois je suis sortie avec homme qui se vantait de pouvoir tenir 40 minutes sans se fatiguer. On a diné une fois ensemble et je ne l’ai plus rappelé, allez savoir pourquoi… 40 minutes, je me serais fait « chier » !

D’ailleurs je me suis toujours demandé pourquoi il en était si fier ? 40 minutes sans préliminaire. Comment certains hommes peuvent ils croire que ça va nous faire rêver ?

Je profite d’un apéro avec mon ami Julien pour lui poser la question. « Ben moi, ça ne me choque pas. Vous êtes devenues tellement exigeantes, vous les filles. » quoi ? Il oserait dire un truc pareil ? Évoquer son chrono sexuel ? « Non, sur la forme, je ne le dirais pas comme ça. Mais je le ferais peut être comprendre ». On parle pas du marathon de New York, pourquoi son temps à l’arrivée ? « T’es marrante Caro. Depuis quelques années les filles ne voient plus du tout le sexe de la même façon. Entre les sex-toys qu’on voit partout et les séries télé comme « Sex & The City », c’est encore plus la pression pour les hommes aujourd’hui. Il faut être performant ! Il faut vous donner du plaisir, sinon vous ne vous gêner pas pour nous dire que votre canard vibrant est meilleur que nous. Maintenant ont a bien intégré 2 choses :
1/ votre clitoris doit devenir notre meilleur ami,
2/ il vous faut plus de temps qu’a nous pour atteindre l’orgasme.

Alors du coup, on essaie de tenir sur la longueur, logique. »  Non, pas logique. Son raisonnement ne tient pas debout puisque nous, les femmes, dans notre grande majorité, on n’aime pas quand ça dure trop longtemps. « Oui mais quand vous dîtes ça on ne comprend pas ce que vous voulez exactement. » Oui remarque, qu’est ce que c’est exactement ?

Pour essayer de vous répondre à cette épineuse question, prenons plusieurs femmes au hasard et demandons-leurs si pour elles « plus c’est long, plus c’est bon « . Pour Julie, 31 ans, pas du tout, bien au contraire : « Moi je déteste quand ça dure trop longtemps. Enfin les préliminaires, oui bien sûr, mais l’acte en lui-même, non. D’ailleurs plus ça dure, plus j’ai l’impression que l’excitation retombe et que l’orgasme s’éloigne de moi. C’est un peu comme si je ratais la sortie sur l’autoroute (… tourner à droite… ) et qu’il fallait attendre 500 km avant la prochaine occasion » Oui aux préliminaires à rallonge et non à la rallonge sans préliminaires ? Marie, 34 ans, semble d’accord : « Pour les préliminaires , c’est bien que ça dure un peu. Bon au bout d’un moment, on a envie de quelque chose d’un peu concret, mais il y a tellement de jeux sexuels à explorer qu’il me semble difficile de s’ennuyer. Pour le reste, une fois qu’on est passés aux choses sérieuses, non seulement on finit par s’ennuyer si ça dure trop longtemps, mais à force, on est bonne pour une irritation et un rendez-vous chez le gynéco. Plus c’est bon, moins on y gagne. Limite, plus clair : « Moi je veux pas me passer de préliminaires à rallonge. C’est comme le badinage amoureux qui précède le premier baiser. Il n’y  rien de plus excitant que le moment où on sait que ça va arriver mais où on fait durer le plaisir avant que ça arrive. L’imagination est au maximum, on se sent légère capable de tout, sans compter que de longs préliminaires facilitent l’orgasme. Donc oui, plus c’est long, plus c’est bon, enfin si c’est bien fait… » (à bons entendeurs)

Eh bien en moyenne on est toutes d’accord : les préliminaires qui durent, c’est chouette, et plus ça dure, plus c’est là qu’on prend du plaisir. Mais pour ce qui est de l’acte en lui-même, alors là, il ne faut pas jouer les prolongations (Droit au but). Ni les tirs au but, sinon ça devient franchement pathétique. Surtout si on opte pour un rapport un peu « sauvage » qui va droit à l’essentiel. C’est l’avis d’Emmanuelle, 33 ans : « Une fois j’ai rencontré un homme à une soirée. On s’est tout de suite plû et on a eu envie de s’isoler pour faire un peu plus connaissance. C’était très excitant, on se connaissait à peine, on était dans une pièce baignée d’obscurité, on pouvait nous surprendre à tout moment, bref ça promettait d’être animal, rapide. Et ensuite on serait retournés boire une coupe de champagne. Sauf qu’au bout d’un quart d’heure je n’étais plus du tout excitée, je me demandais comment j’allais m’en débarrasser et je commençais vraiment à avoir peur que quelqu’un entre. J’ai laissé passer 5 min, j’ai bredouillé une excuse idiote et je suis partie, le laissant là comme ça, sans avoir fini… LOOSER ! »

Mais est ce qu’il existe  une durée moyenne du rapport qui ferait que tout le monde pourrait y trouver son compte ? Selon une étude américaine, il semblerait que le temps moyen de rapport optimal se situerait entre 7 et 13 minutes. Avant, comme après, difficile d’atteindre l’orgasme. 7 à 13 minutes, noté ??!! Sauf que ça paraît difficile d’interrompre son partenaire en hurlant « Stop ! ça fait 14 minutes 35 secondes, laisse tomber, c’est fichu pour moi » Mais bon, c’est déjà une base de réflexion après tout.

Maintenant qu’on a fait le point sur la durée, intéressons-nous à un autre problème…

Question de taille…

Non, on ne parle pas de la taille des pieds à la tête, ne jouez pas les innocents ! On parle de la taille de son sexe, question « épineuse » qui « turlupine » l’homme pendant environ… toute sa vie. Mais pour nous les filles, est-ce que « plus c’est long, plus c’est bon ? »

Pour Stéphanie, 28 ans, ça n’a pas l’air d’être le cas : « Moi j’ai eu des partenaires de toutes les tailles, et franchement je n’ai pas vu la différence. Au final, ce qui compte, c’est que le garçon sache bien s’en servir. Parce qu’avoir un grand sexe et être nul au lit, au final, c’est bien ça le plus ridicule. » Quant à Sophie, 36 ans, elle a l’air du même avis :  » La taille c’est pas le plus important. Bon, bien entendu, si on tombe sur un garçon qui a les mensurations de Rocco Siffredi, on va peut être hésiter un peu avant d’y aller. Mais ce genre d’aventures est quand même très rares. Ce qui compte le plus c’est l’état d’excitation dans lequel l’homme est capable de me mettre. S’il est fort en préliminaires, je n’aurais même pas le temps de penser à la taille ».

Le problème de la longueur ne serait donc pas un problème ? Les hommes se prendraient-ils la tête (et le reste) pour rien ?

Il faut savoir que la taille moyenne d’un vagin est d’environ 8 cm de profondeur. Plus la partenaire est excitée plus la profondeur de son vagin augmente, mais en moyenne pas au delà de 12 à 15 cm. Et ce qui reste en plus, on en fait quoi ??

 

Bon, eh bien question temps, nos hommes vont être déçus, mais question taille, une fois de plus, longueur n’est pas bonheur.

Quoique vous me proposeriez un Toblerone de 20 cm… là je vous répondrai : « plus c’est long, plus c’est bon ! »… mais pour le reste, cela reste une légende urbaine… Alors « détendez-vous » messieurs 😉

Sources : Cosmo, « L’homme expliqué aux femmes » de Vincent Cespedes…